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Justice transitionnelle pour les femmes: ASFC lance officiellement son nouveau projet en Colombie

  • Justice transitionnelle pour les femmes: ASFC lance officiellement son nouveau projet en Colombie
    22 septembre 2017

    L’ambassadeur du Canada en Colombie, S.E. Marcel Lebleu, le directeur général d’Avocats sans frontières Canada (ASFC), Me Pascal Paradis et Me Gloria Silva, avocate colombienne de défense des droits humains et partenaire d’ASFC, ont procédé cette semaine à Bogotá au lancement officiel du projet Justice transitionnelle pour les femmes (JUSTRAM).  Plus de 40 personnes – représentants de la société civile, du gouvernement colombien et de la communauté internationale – y ont assisté.

    Le projet, dont les activités ont en fait commencé au mois d’avril 2017, s’échelonne sur deux ans et porte la voix des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité dans la mise en œuvre de l’Accord de paix signé en 2016 par le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

     

    La transition vers la paix représente un défi colossal

     

    Même si le désarmement récent des FARC constitue une avancée historique vers la réconciliation, la paix n’est pas encore acquise. Les violences contre les femmes continuent malheureusement de prévaloir et l’impunité demeure à des niveaux alarmants. Il en est de même pour plusieurs autres personnes et groupes en situation de vulnérabilité, dont les défenseurs des droits humains.

    De plus, tant les organisations de la société civile que les représentants des institutions de l’État soulignent que les besoins sont grands – particulièrement en régions – en matière de compréhension et d’appropriation des mécanismes de justice prévus par l’accord de paix, de formation en justice transitionnelle et en droits des femmes, de préparation en vue de la mise en œuvre du processus de paix et de création d’espaces de dialogue constructifs.

     

     

    « La transition du conflit armé à la paix et la réconciliation représente un défi colossal, particulièrement en matière de droits des femmes et de lutte aux violences basées sur le genre. Il est nécessaire de renforcer la voix des femmes dans la mise en œuvre de l’Accord de paix, de même que celle des communautés autochtones et afro-colombiennes et des populations déplacées. Le projet JUSTRAM, qui va au cœur de ce qui préoccupe la population, soutiendra ces groupes pour faire valoir leur droit à la vérité, à la justice, à la réparation et à la non-répétition des violations des droits humains qu’ils ont subies. Nous souhaitons contribuer à faire du modèle colombien une source d’inspiration à l’échelle internationale», souligne Me Pascal Paradis, directeur-général d’Avocats sans frontières Canada.

     

    Appuyer les avocat(e)s et la société civile pour que justice soit faite

     

    Selon plusieurs sources parmi les plus crédibles, les crimes de violence sexuelle contre les femmes se comptaient en dizaines de milliers dans les années 2000 alors qu’on les compte par centaines de milliers depuis 2010. Or, à peine quelques centaines de ces cas ont été judiciarisés et seulement une poignée d’entre eux ont abouti à une sentence condamnatoire.

    Au total, le bilan du conflit armé s’établit à plus de 200 000 personnes assassinées, 7 millions de personnes déplacées de force, 46 000 cas de disparitions forcées et à 9 800 cas de torture.

    Le projet JUSTRAM permet de renforcer les capacités des avocat(e)s en matière de litige stratégique de cas emblématiques de violations graves des droits humains, et ainsi appuyer la représentation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité devant les tribunaux et les autres instances de justice transitionnelle prévues par l’accord de paix.

     

     

    Il se concentre sur les régions les plus affectées par le conflit et vise également à favoriser une meilleure compréhension et une vulgarisation des mesures de justice transitionnelle prévues par l’accord de paix, particulièrement en ce qui concerne les droits des femmes.

    Il épaulera les organisations de défense des droits des femmes et les associations de victimes, de même que leurs représentants juridiques, pour la formulation de recommandations et de solutions pour faire de la justice transitionnelle une réalité pour les femmes.

     

    Maintenant 15 ans à soutenir les efforts de paix dans le pays

     

    Active en Colombie depuis 2003, ASFC a notamment contribué à :

    • l’obtention de victoires historiques pour la justice, notamment dans des cas liés au conflit armé, par l’appui au litige stratégique de cas emblématiques de violations graves des droits humains;
    • soutenir le développement des capacités juridiques et judiciaires des communautés autochtones et afro-colombiennes à défendre leurs droits;
    • favoriser la mise en œuvre et l’application du droit international – notamment les principes du Statut de Rome de la Cour pénale internationale – afin que les plus hauts responsables des crimes les plus graves soient jugés en Colombie;
    • identifier les principaux obstacles qui limitent l’accès à la justice et proposer des solutions pour les surmonter;
    • contribuer aux discussions nationales portant sur les mécanismes judiciaires et les modèles de justice transitionnelle à considérer afin de consolider les efforts de paix et de réconciliation dans le pays.

     

    Pour en savoir plus sur le processus de paix ainsi que sur l’implication d’ASFC en Colombie, consultez nos fiches pratiques.

     

    À propos

     

    Le projet Justice transitionnelle pour les femmes (JUSTRAM) est réalisé avec l’appui du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOP). Le projet est mis en oeuvre en partenariat avec l’Équipe Juridique des peuples (Equipo jurídico pueblos - EJP), la Corporation Humanas Colombie, le Fonds de solidarité avec les juges colombiens (Fondo de solidaridad con los jueces colombianos - FASOL), la Corporation justice et dignité (Corporación Justicia y Dignidad), la Corporation de droits humains Guasimi (Corporación de Derechos Humanos Guasimi), le Collectif justice et femmes Colectiva justicia y mujeres) ainsi que l’Office de la protection du citoyen de la Colombie (Defensoría del Pueblo de Colombia).
     


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